On appelle énergie grise d’un produit toute l’énergie nécessaire pour extraire la matière première, la transporter, la transformer, et utiliser le produit jusqu’au moment où il devient déchet, ainsi que les émissions gaz à effet de serre (GES) associées à ces différentes phases. Prendre conscience de l’impact de la production du produit encourage à relativiser la nécessité d’un achat, et à optimiser chacun d’entre eux, pour une consommation plus raisonnable et adaptée aux besoins.
Les plateformes collaboratives (comme Mutum ou Share Voisins) permettent la création d’un tiers entre particuliers pour assurer un échange gratuit de biens ou de services. Elles mettent en valeur l’avantage économique que cet échange procure, puisqu’il réduit l’achat à ce qui est nécessaire et permet d’emprunter le reste. Le concept de propriété de l’objet est délaissé pour favoriser son usage. En outre, elles développent la convivialité en encourageant l’échange local (comme le propose Share Voisins), désintéressé car non monétisé.
Ainsi, cette démarche a un réel intérêt environnemental puisqu’elle limite l’achat démultiplié de produits qui resteront au fond du placard mais auront néanmoins sollicité l’emploi de ressources naturelles pour leur fabrication, voire seront jetés parce que non utilisés. Par exemple, une perceuse en général utilisée seulement 30 minutes par an pourrait voir son temps d’utilisation allongé, et les amateurs de raclette pourront prêter leurs appareils à ceux qui ne s’en servent qu’une fois par an. A cela, la démarche associe un avantage économique et social qui font de ces outils numériques des incontournables pour une consommation plus responsable.
www.mutum.comwww.sharevoisins.fr
Quand un objet ne peut pas être réparé, le consommateur doit en être informé
A Paris, le 14 décembre 2016 – Zero Waste France, avec un consortium d’associations demande la réécriture du décret du 9 août 2014 afin d’améliorer l’information des consommateurs sur la disponibilité des pièces détachées d’un produit.




