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Mettre fin à la surproduction

Fast-fashion, fast-déco, fast-tech… La production massive d’objets éphémères, voire jetables, est aujourd’hui devenue la norme. Zero Waste France alerte sur les impacts environnementaux et sociaux de ce phénomène, et plaide en faveur des alternatives, à l’instar de la seconde main, de la réparation, de l’économie du partage ….

Contexte et enjeux  

Depuis les années 1960 et l’avènement de la société de consommation, les pratiques d’achat de biens du quotidien se sont transformées. L’accélération des tendances, mais aussi la baisse de la qualité et l’obsolescence programmée ont raccourci la durée de vie des objets et favorisé leur accumulation – dans nos foyers et dans nos poubelles. Mais en réalité, l’évolution de nos modes de consommation n’est que la conséquence d’une production en surchauffe. Ce système de surproduction, qui repose sur l’exploitation des personnes et détruit les écosystèmes et les économies locales, est insoutenable. Il est temps de se mobiliser collectivement pour y mettre fin.

Un enjeu clé pour nos ressources

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L’extraction mondiale des ressources a plus que triplé depuis 1970 pour atteindre plus de 100 milliards de tonnes par an (Commissariat général au développement durable) 1

+60%

D’après le Groupe d’experts international sur les ressources, le volume total de matières extraites dans le monde pourrait encore augmenter de 60 % d’ici 2060. Cela représenterait 220 milliards de tonnes (Commissariat général au développement durable [2])

75%

75% des ressources utilisées dans le monde sont non-renouvelables (Nations Unies [3])

Le gaspillage de ressources, une problématique majeure

La surproduction de biens de consommation est à l’origine d’une surconsommation de ressources naturelles pour la fabrication, le transport, l’utilisation et la fin de vie de tous ces objets. En grande majorité non-renouvelables, à l’instar du sable, des métaux ou des énergies fossiles, ces matières premières s’amenuisent, au détriment des générations futures et de l’ensemble du vivant. Si des technologies de recyclage se développent, par exemple pour récupérer les minerais présents dans les batteries électroniques, elles restent extrêmement coûteuses et limitées, et ne sont pas anodines, ni pour l’environnement, ni pour la santé humaine. En priorité, il est impératif de mettre des limites à la production pour qu’elle ne dépasse pas celles de la planète. L’empreinte matière de la France, de 17,7 tonnes par habitant selon la méthodologie des Nations Unies, reste supérieure de 38 % à la moyenne mondiale [4]. Notre pays a donc une responsabilité à continuer à la réduire, et à jouer un rôle moteur au sein de l’Union européenne en ce sens.

Réalisations

Campagnes

Mettre la fast-déco au placard

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