Le constat en bref
Créées dans les années 1990, les filières à responsabilité élargie du producteur (REP) sont une application du principe du « pollueur-payeur » : elles imposent aux industriels de financer la fin de vie de leurs produits, et plus récemment, de prendre des mesures de prévention des déchets. Trente ans plus tard, le constat est sans appel : contrôlé par les metteurs en marché eux-mêmes, le système privilégie le recyclage au détriment de la réduction à la source et du réemploi.
Les citoyen·nes financent deux fois les failles de ce modèle : une première fois lors de l’achat de produits neufs, via l’éco-contribution, et une seconde fois dans leurs impôts locaux pour la gestion des déchets qui échappent en partie aux filières REP. Il est urgent d’imposer des sanctions financières réelles à la surproduction et de redonner le pouvoir de décision aux citoyen·nes.

