Le constat en bref
Entre 2006 et 2022, les tonnages entrants dans une installation d’incinération en France ont augmenté de plus de 12,7%, jusqu’à atteindre 14,3 millions de tonnes de déchets.
Alors que les objectifs de baisse du recours à l’enfouissement étaient censés s’accompagner d’une diminution des déchets résiduels, ils se sont en réalité traduits par un transfert des tonnages vers l’incinération.
Promue comme une source d’énergie verte, au cœur d’intérêts économiques de géants industriels français, l’incinération est présentée comme la principale alternative à l’enfouissement – au détriment de la réduction.
Ses dangers, ses impacts sur l’environnement et la santé humaine continuent d’être minorés ou ignorés.
Pourtant il s’agit d’un mode de traitement dangereux, dont les effets notoires sur la santé et l’environnement ont été documentés : émission de substances toxiques (dioxines, métaux lourds, PFAS..), déchets polluants (mâchefers, résidus issus de l’épuration des fumées)
Leur production d’énergie, considérée à tort comme renouvelable, est faible, peu efficace et in fine très carbonée.
C’est un mode de traitement très coûteux, nécessitant des investissements massifs et dont le développement est avant tout le fruit d’un soutien financier massif des pouvoirs publics (réduction de la TGAP, Fonds chaleur de l’ADEME, TVA réduite, soutiens des collectivités locales)

